Feed on Comments: Why?

I had not started Liferea in… Pfff, too long to remember. I could find tons of excuses, but I don’t even want to bother—it’s Saturday and it’s been a rather long week. Anyway, to cut a long story short, I ran it today whilst keeping an eye on the Irish being crushed by the All Blacks on TV. Spider webs were caught all over the place and feeds had broken here and there: the Internet had swallowed them with no mercy. Some sites had lived and died in the meantime.

So began the tedious process of updating the feeds. I was browsing through the sites I usually visit, and noticed that quite a few of them were displaying feeds for… the comments.

What is the point? I mean, okay, feeds are a great thing and everybody starts to pour them in every single meal they prepare. But, comments? Who would like to aggregate comments from several sites? Especially considering that the comments are very often irrelevant, or littered with spam.

I can only see one use of this. The webmaster is quite a busy man or woman and does not want to bother visiting his/her own website to check the comments left, so she/he adds a feed for the comments. This is a bit like a tool for administrative purposes. So why share it with others?

No, really, I don’t see the point…

French Film Festival in Dublin

On November 22nd, the French Film Festival will start in the IFI. The menu is here. I am not too sure what I am going to see yet — I guess it all depends on how busy I will be: the problem is that the films are very early.

Tickets are a bit expensive (9 to 15 € on Ticketmaster—I couldn’t see any pass for the whole festival) and it’s merely a matter of showing recent (successful) French films, but it could be a bit of fun…

L’Automne à Dublin

J’attendais le 32B à Portmarnock. Le vent souffletait avec insistance entre mes côtes calcaires, repoussant de manière fort discourtoise la bruine sur mes lunettes. Dans le ciel, les mouettes fuyaient à tire d’aile vers les terres ; elles s’amusaient à caca-boudiner sur les passants en retard, en lançant des éclats de rires sonores et en se donnant de grandes claques dans le dos. Dans les fourrés boissonneux, les écureuils batifolaient, poursuivis par une vieillard à la longue barbe blanche agitant des trèfles.

Le 32B était en retard. Il était 7 h pétantes et alors que la cloche de l’église avait fini de les vesser avec une solennité empruntée, le bus ne se montrait toujours pas. C’était novembre, c’était triste à mourir. J’enfonçai les mains au fond des poches de mon imperméable, et je marmonnai une insulte que je façonnais depuis quelques minutes. La vieille dame au sac à main en peau d’escargot me jeta un regard outré puis retourna à l’attentive contemplation des tréfonds de sa vacuité matinale.

Au fond de la poche gauche, je trouvai un paquet de cigarettes. Presque rasséréné, j’allumai avec tout ce que j’avais de prestance humide une clope, en prenant soin d’exhaler suffisamment de fumée pour empoisonner la grincheuse héliciphobe. L’instant parut propice : le bus déboula du haut de la côte, en provenance de Malahide. Sous son impériale péremptoire, le chauffeur ralentit, puis, une fois à notre hauteur, dans une vianerie d’un goûteux et un vrombissement catharitique, il accéléra, laissant derrière lui des volutes de fumée bleu et ocre. Scandalisée, la mémé balança de rage son dentier dans le caniveau puis rentra chez elle en trépignant. On entendit dans le lointain le rire dément du chauffeur du 32B.

C’était l’automne à Dublin. Les bus n’en faisaient qu’à leur tête et les trains hibernaient déjà. La pluie se fit plus froide ; j’eus le sentiment étrange et pénétrant que la journée serait pénible. Je lâchai un autre juron, que j’avais gardé men vad fan tralalalère dans ma besace par principe de précaution. D’un pas hésitant, je traversai la chaussée et m’en allai, frissonnant et la goutte au nez. Deirdre kalonoù dizolo qui passait par là, plus chagrine que jamais, me dépassa sans me voir.

Je partis alors en baaaallllåde irlandaise. J’allais être en retard au boulot, mais j’aurais au moins vu du pays. Je partis vers l’ouest, dos au soleil boudeur, ar galon en berne.¶

Mourinho vs. Wenger

That has to be the funniest thing happening at the moment in this world: the row between José Mourinho and Arsène Wenger. Journalists are delighted to be standing in the middle, even helping them both a wee bit to make things even more spicy. So, if you’re a bit bored during the week-end, you can read/listen some of the best quotes of this Mourinho/Wenger dispute.

The funniest has to be that “accent” contest.

And if you’re not happy enough, you can still enjoy yourself with the Keano’s adventures in Man Utd land.

L’Étranger (III)

Et ils m’ont acquitté. Ne me demandez pas pourquoi ; je ne saurais vous dire. Même mon avocat a paru surpris. Il m’a serré la main d’une poigne glaciale et il est parti, après m’avoir rappelé le montant de ses honoraires.

J’ai donc décidé de retourner au magasin, pour acheter un nouveau blog. Cette fois, j’en prendrais soin. La vendeuse, lorsqu’elle m’a vu arriver, a ri jaune. Un beau jaune citron qui allait ton sur ton avec son fond de teint Créateurs de Beauté. Elle a pris le blog que je lui montrais du doigt, et l’a emballé dans un joli papier journal saumon tiré du Financial Times de l’avant-veille.

Mathilde, elle s’appelait. C‘était écrit en lettres dorées sur le badge qu’elle arborait négligemment au sein gauche et rond. Ses mains ont tremblé au moment de poser le dernier bout de scotch, et, la voix cassée, elle a demandé : « C’est pour offrir ? » J’ai hoché de la tête. C‘était pour moi. Mais cette fois, j’allais en prendre soin.

Le premier jour, tout s’est passé pour le mieux. J’ai suivi les instructions à la lettre et le blog s’est mis en ligne sans problème. J’ai alors commencé à jouer avec en postant des insanités. Mon mal de net ne s‘était pas dissipé ; il restait, diffus, confus, et me tournait le bide dès que je lui prêtais un peu attention.

Puis, le deuxième jour, il a commené à jaunir. J’ai parlé de Mathilde, j’ai parlé du procès, mais le blog restait impassible, comme résigné, en proie à un spleen sans nom, contaminé par mon Netweh. Les craquelures sont apparues le troisième jour. Désespéré, j’ai posté tant et plus. J’ai déversé tout le désarroi de mon âme dans ses entrailles, qui ont englouti sans mot dire, jusqu‘à la dernière goutte. J’ai parlé longuement de Mlle Myrtille, le clavier rendu poisseux par les larmes. Vers 21 h, j’ai distingué les premiers signes de flétrissement.

Puis, les jours qui ont suivi, le blog a continué à se ratatiner, à se raccornir. D’abord imperceptibles, les fissures ont enflé, laissant entrevoir des viscères nécrosés. Mon blog se mourait.

C’est le 23ème jour que le blog, au petit matin, est resté inerte. Il s‘était autolysé en silence pendant la nuit, accablé et épuisé. Et en regardant sa carcasse flétrie, méconnaissable, j’ai compris que ça n’en valait plus la peine. Et en pensant à Mlle Myrtille et à Mathilde, j’ai sauté par la fenêtre, du troisième étage. Ça a fait comme un bruit sourd, quand ma tête a explosé sur le macadam. ¶

L’Étranger (II)

Lorsque j’entrai dans la salle, encadré par mes deux acolytes, le silence se fit. Les jurés étaient déjà là, le visage impassible. Ils avaient revêtu leur plus beaux habits du dimanche et étaient assis sur des chaises recouvertes de velours. Ils paraissaient m‘étudier attentivement. Une des trois femmes, en tailleur rouge vif, soutint un long moment mon regard, par défi, puis elle baissa les yeux. Elle devait se sentir plus coupable que moi.

Les policiers me menèrent jusqu’au box des accusés. Le sympa, celui qui m’avait offert une clope, commença à m’enlever les menottes après m’avoir fait un discret clin d‘œil. L’autre garda sa tête de con boudeur, debout derrière moi. Il y avait là également des journalistes qui gribouillaient comme des dingues sur de petits carnets à spirale, les flashes semblaient venir de tout côté. Deux ou trois caméras filmaient la scène pour montrer au monde ma tronche au journal de 20 h. Les dessinateurs commençaient déjà à me croquer. Il me vint à l’esprit que si les appareils photo et caméras étaient admis pendant les débats, ces gars-là perdraient leur boulot. Cela me fit sourire. Une espèce de rictus qui n’a certainement pas dû échapper à la conne en rouge.

Je jetai un œil sur les gens dans la salle. Beaucoup de têtes que je ne reconnaissais pas. Parmi elles, je reconnus un visage, celui de la vendeuse qui avait emballé mon blog dans le magasin. Elle essaya un sourire, puis se rendit compte de l’absurdité de la chose, et préféra regarder ailleurs. Comme s’il y avait quelque chose à regarder ailleurs.

Après de longues minutes, le procès s’ouvrit. Je m’attendais à quelque chose de plus spectaculaire. Un générique, de la musique ou je ne sais quoi d’autres qui aurait donné à l‘événement son importance. Au lieu de cela, des croutons se parlaient entre eux dans une langue étrange. Les jurés promirent quelque chose dont je ne parviens pas à me souvenir. On lut l’ordonnance de mise en accusation : un monologue interminable pour expliquer que j’avais défenestré un blog, en des termes plus ou moins techniques. De ce charabia ressortit un mot obscène, odieux. Bloguicide.

C’est alors que toute l’ampleur de ce que j’avais fait m’apparut clairement. Juste à la lecture de ce mot : bloguicide. J’avais ôté la vie à un blog. Les larmes me vinrent aux yeux. Mon avocat, avec sa longue trogne d’enfoiré de première, me jeta un regard furtif, et soupira longuement. Pour un peu, je lui aurais craché à la gueule. ¶

4 Books

Crazy how much you end up reading when you cannot reach any Internet connection… I’ve been away last week in France and I had brought with me a couple of books. Even though I was very busy, I managed to fit a few.

Wilt in Nowhere by Tom Sharpe
Great disappointment, I must admit. I was really looking forward to reading because I had enjoyed the previous ones. But this one was nowhere as funny as the others. The only times I managed to smile were because of references to previous books. I found it a bit gross. Not that it really bothers me, but the comic aspect entirely relies on that, it is quite tiring.
The Magus by John Fowles
Certainly a very intriguing book! Well, even though critics seem to be rather dubious about it, I have been really enthralled. Very mysterious from start to finish: Nicholas Urfe arrives on Phraxos, a Greek island and must face Maurice Conchis, a millionaire playing the “godgame”. A mixture of mythology and psychoanalysis, I have read it rather quickly, even though this is a somewhat big book. I really recommand it, even though I’m pretty sure this isn’t something everybody will enjoy.
L’Automne à Pékin by Boris Vian
I had meant to read it for sometime: I had started to write a novel some years ago, and the beginning of its writing was confusedly intertwined with the first reading of the Automne in my memory. So I had to make sure that I accidentally reproduced the story. Well, there is indeed a something close, especially in the ending, but all in all, no worries. And no surprise, since I love Vian.
Le Joueur d‘échecs by Stefan Zweig
I didn’t know Stefan Zweig before that reading and I must admit it’s been a good reading. It really makes me want to discover Zweig more. And German litterature as well, about which I know very little… Pity really.

Apart from that, no craic really; but the week has just started!¶

Absent Line Number information

I used to get this error very often in Eclipse: “Absent Line Number information”. After a while, I realised that this was happening when I was compiling my code via an Ant task file…

So the workaround is pretty stupid straightforward when you’ve made the connection between the two: just add the debug"on"= to your <javac> task!¶

Never Push When It Says Pull

I had won this book by Guy Browning in a Guardian competition and I received it today. It sounds pretty funny. The description includes the following:

  • what to do with your arm when you’ve failed to hail a taxi
  • how to share a romantic bath while avoiding the taps
  • how to give clear directions to a place you’ve never heard of
  • the politest place to look in a full-length mirror.

It all sounds hilarious. Stay tuned, my review should come soon: can’t wait to read it!